Il avait pris le nom de Shaw pour éssayer déchpper au harcélement médiatique et à son passé. Ce n'est qu'a l'heure de sa mort qu'on l'avait à nouveau identifié comme Thomas Edward Lawrence, fils illégitime mais bien-aimé de Thomas chapman, un baronnet irlandais.Ses surnoms et titre de gloire furent fièrement proclamés en guise d'épithaphe:libérateur de Damas, héros d'Aqaba, roi sans couronne et faiseur de rois. Aux yeux des cheiks bédoins il était "le prince dynamite" et le "destructeur", allusions à l'attaque du chemin de fer de Hejaz autant qu'à sa personnalité explosive. Pour le simple bédoin vétéran de la première guère mondiale contre l'empire turc en Arabie, il n'était pas non plus un inconnu; ils reconnaisaient en lui un leader à la volonté de fer, un frère d'armes d'Auda abu Tayi chef du clan Howeitat.Le L de Lawrence avait disparu dans leur prononciation, ils l'appellaient "El Aurens" ou simplement, respectueusement, affectueusement "Aurens"-et c'était une véritable source de réconfort pour son âme. A cette considération fraternelle, ses compatriotes préféraient l'éclat de sa légende. Sa vie avait été suffisament riche pour la coiffer d'une aura mythique.Quant à savoir s'il chérissait ou haÏssait sa propre légende....."Une chose seulement est pire que détre au centre de l'attention, c'est de ne pas y être avait dit Oscar wilde pour résumer la relation qu'entretiennent les grandes personnalitées avec leur renomée. Cet aphorisme s'appliquait sans aucun doute à Lawrence d'arabi. Il était érudit, philosophe, doux et discret mais également dur, agréssif et, avouons-le, flamboyant. Peut-être fuyait-il ce deuxime visage lorsqu'il prit le nom de shaw.